Boire local - produits du Québec

Boire local – produits du Québec

Boire local – produits du Québec

Comme amateur de vin, un des principaux buts recherchés est d’avoir du plaisir ainsi qu’avoir dans mon verre un produit de qualité, ce qui est tout à fait normal. Et lorsque le vin est bon ou que la bière est bonne, j’en redemande!

Norman Hardie Winery

Norman Hardie Winery

Au fil du temps j’ai exploré plusieurs régions et pays producteurs par l’entremise de leurs vins. Plus récemment, les vins de l’Ontario, principalement des régions de Prince Edward County et de Niagara, ont pris une certaine place pour ce qui est des vins que j’achète et que je consomme. Ces régions offrent de plus en plus de bons vins, offerts à bon prix et qui tombent dans mes goûts personnels. Mais qu’en est-il des produits d’ici, de boire local?

Mes premiers contacts avec les vins du Québec remontent à il y a plus de dix ans. À ce moment-là, peu de produits m’avaient réellement conquis, voir charmé. Depuis peu, les choses changent. Ayant eu l’occasion d’aller à la Fête des vendanges de Magog l’a dernier, d’avoir goûté plusieurs produits, achetés à la SAQ ou présentés par des agences lors d’événements, mon avis sur ceux-ci changent graduellement et boire local m’intéresse plus qu’autrefois.

Bien sûr le principal obstacle à goûter ces vins reste pour moi l’accessibilité. Peu de vins sont disponible aisément, que ce soit en SAQ, IP ou ailleurs, tel que discuté à l’Épicerie diffusé sur Radio-Canada. Le nombre de produits ainsi que l’identification des sections dédiées dans les SAQ pour les produits québécois laisse généralement à désirer (près de 500 produits sont présentement au répertoire de la SAQ, mais peu d’entre eux semblent être distribués à grande échelle) et les vins qui m’intéressent réellement ne sont généralement pas disponibles en succursales. Visiter les vignobles n’est pas toujours la tâche la plus aisée non plus. Alors comment faire pour goûter plus de produits et ainsi prendre goût à ces vins et encourager l’économie locale?

Mon plan

Loin d’être un économiste ou un spécialiste des marchés de consommation, mes options reposent sur les recommandations de critiques de la presse viticole québécoise ainsi que les agences de représentation de domaines locaux afin de m’aider dans mes sélections et éviter de me reposer que sur le principe de l’essaie et de l’erreur. Ma curiosité me pousse donc à lire, à être attentif à la tenue d’événements présentant des vins d’ici ainsi qu’aux suggestions qui pourraient être faites par le truchement de critiques, sommeliers ou même d’amat­eurs passionnés comme moi!

Origine Québec

Source: saq.com

Je veux donc faire un effort particulier pour goûter plus de vins d’ici, sans laisser de côté le désir de boire bon. Par contre, je suis aussi réaliste. Mes habitudes de consommations ne vont pas dans le sens du « #Defiboirelocal », institué par Julie Aubé (www.julieaube.com) qui consiste à ne boire que des produits québécois de la St-Jean à la fête du travail, autant pour le type de produit que je bois que pour la faisabilité de la chose, et ce malgré le respect que je peux avoir pour une telle entreprise. Il n’en demeure pas moins que suite à la découverte de la tenue de ce défi, je me suis tout de même surpris à prendre le temps de chercher des produits du Québec et d’en goûter. Tout cela m’aura donc ouvert les yeux et fait découvrir des vins et bières qu’autrement je n’aurais pas essayés.

Mes récents coups de cœur

Il est bien de parler d’efforts à venir, mais qu’en est-il du concret? Quels sont les produits que j’ai goûtés? Lesquels ai-je mis de côté afin de les ouvrir prochainement?

L’été dernier, je me suis laissé surprendre par le vin rosé Champs de Florence du Domaine du Ridge, et je l’ai apprécié au point où je l’ai inclus dans ma liste des 10 vins rosé de l’été!

Lors des dernières semaines, j’ai goûté aux produits suivants :

  • Domaine de Lavoie_200Trois vins du Domaine de Lavoie, un blanc et deux rouges (Le Blanc, Le Rouge et La Tourelle), tous bons et agréables à boire, avec une préférence pour le Rouge (composé de Frontenac, Baco Noir et Maréchal Foch), ce qui me fait dire que le Québec produit aussi de bon vin rouge, moi qui est généralement sur l’impression que les blancs sont meilleurs ici… Mes partenaires de dégustation ont aussi apprécié ces vins ce qui est bien car tant qu’à se laisser surprendre, aussi bien ne pas être seul à l’être!

 

 

 

  • Domaine du NivalLors de l’événement « La Petite Gorgée 5 » tenue dans les bureaux de l’agence de représentation en vin Agence Boires, j’ai pu rencontrer le duo de Beauchemin (père et fils) du Domaine du Nival situé sur le bord de la Yamaska en Montérégie, non loin de St-Hyacinthe. Ils viennent à peine de relâcher leurs premiers produits, dont deux vins blancs faits de Vidal, un élevé en cuve et l’autre en barrique ainsi qu’un rouge lui composé de Pinot Noir et de Gamarret. Ce fut un réel coup de cœur, autant pour les gens que pour les vins! J’ai tellement hâte de recevoir mes bouteilles, car j’en ai commandé! La Presse en avait parlé ici.

 

  • Un très bon vin blanc du Domaine St-Jacques, un Pinot Gris, une recommandation qui est venue de Nadia Fournier, auteure du Guide du vin. Je suis content d’avoir suivi son conseil car j’ai bien apprécié le vin. Me reste à découvrir d’autres produits de ce producteur! Pour ma note de dégustation, voir ici.
  • Dans un style plus particulier, j’ai aussi acquis via importation privée un cidre mousseux produit par le Clos Saragnat. Amateur de sensations fortes, ce cidre est fait pour vous! Il entre dans les mouvances des méthodes de production dites « naturelles », est un brin trouble d’apparence et « funky » en arômes et saveurs, mais bien frais et servit sur la terrasse il fait un super travail! Pour ma note de dégustation, voir ici.

Maintenant

N’étant pas en reste avec le fait d’avoir goûté à ce produits d’ici, je planifie aussi visiter quelques vignobles dans les mois qui suivent ainsi qu’assister de nouveau à la Fête des vendanges à Magog qui se termine cette fin de semaine. Et vous?

Pinard et Filles

Source: pinardetfilles.com

J’ai aussi dans ma mire les produits du vignoble Les Pervenches (pour leurs vins de chardonnay et leurs vins rouges d’assemblages) ainsi que ceux de Pinard et Filles (produits faits dans la mouvance du vin nature avec du gamay, du pinot noir et meunier, du cab franc et autre savagnin de ce monde, ce qui est intrigant pour des vins produits au Québec – mais dont je pourrai goûter les vins bientôt car je vais en avoir!!!), deux domaines dont je n’ai pas encore goûté les produits mais desquels j’ai entendu et lu beaucoup de bons commentaires, tout en étant ouvert d’esprit à la découvrir d’autres produits d’ici.

Les dates pour La Fête des Vins du Québec viennent aussi de sortir (du 28 au 30 octobre prochain), un autre bel événement que je vais ajouter à mon agenda et j’ai bien hâte de connaitre la programmation de ce salon du vin d’ici!

Je cumule aussi en cave des produits du Québec de plusieurs types (cidre, bière et vin) afin de m’assurer de pouvoir continuer mon exploration et ainsi insérer sur une base régulière des produits du Québec afin de boire local aussi souvent que possible.

Le 12 septembre 2016, je déguste un vin québécois!

Vins du Québec

Source: vinsduquebec.com

Bon c’est assez de parler de mes bonnes intentions à vouloir encourager les producteurs locaux et outre le défi mentionné plus haut qui vient tout juste de finir, il y a lundi qui vient, le 12 septembre, un incitatif à boire un vin du Québec! Organisé par Julie BourdonVirginia HouleSamuel Gosselin et Marie Charest cet événement vise à encourager les amateurs de vin à boire un produit du Québec et de le partager sur les réseaux sociaux, ce que je ferai en me joignant au groupe!

Allez, faite une exception ou faites en une nouvelle habitude et buvez québécois! Misère que ça sonne patriotique… Ayez du plaisir, ok ?

 

Boire local - produits du Québec

Produits du Québec, cidres, bières et vins en attente d’être goûtés!

 

One Response so far.

  1. Yves Mailloux dit :
    Très bon sujet et bien résumé Patrick! L’un de tes premiers articles de fond et tu devrais selon moi, en écrire plus souvent. Tu t’es aussi impliqué en faisant part de ta réflexion personnelle, ce que peu de chroniqueurs osent faire malheureusement. Difficile alors d’avoir un débat!

    On a beau faire d’excellents produits, encore faut-il pouvoir les vendre. Le gouvernement du Québec devraient mettre en place davantage de programmes pour aider les viticulteurs du Québec à se développer, non seulement en qualité, mais en quantité. C’est ce que tous les pays engagés dans la production viticole font! Les retombées économiques sont ainsi 5 à 10 fois celles de l’investissement gouvernemental.

    De plus, il est difficile d’être visible sans avoir une taille minimum. Pensons ici entre autres aux possibles économies d’échelle et les plus bas prix qu’elles entraînent.

    Les autres défis de nos producteurs sont l’accessibilité au marché et la visibilité. La loi 88 qui leur permettra d’avoir accès aux épiciers pourrait régler une partie du premier point. Pour la visibilité, nos amis viticulteurs devraient prendre l’habitude comme leurs collègues internationaux, de faire parvenir des échantillons de leurs meilleurs produits aux chroniqueurs vin. Un petit investissement qui peut rapporter gros.

    Continuons de suivre ça de près.

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